09.05.2007
La victoire du mal aimé de 1995
Les Français ont élu un nouveau président, Nicolas SARKOZY. Elu avec 53,06%, mais aussi plus de 80% de votant, cette victoire est incontestable.
Il est le 6ème président de la Vème république.
Sa victoire s’accompagne d’une autre victoire tout aussi incontestable ; celle de la démocratie française et du retour aux urnes des électeurs.
Mais que de chemin parcouru par celui dont on a d’abord dit qui était le fils spirituel de Chirac avant de le ranger du coté des traîtres et des bannis pour avoir soutenu la candidature d’Edouard Balladur, considéré par certains au RPR comme dissidente vis-à-vis de Jacques CHIRAC.
Cela commence en 1983, ou il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé, mais aussi en prenant de court le prétendant en titre, Charles Pasqua. Il est chargé de mission de mars 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l’intérieur. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.
Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de 1993, il est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,90% des voix puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. Il y fait son apprentissage des rouages gouvernementaux. Il est le porte parole du gouvernement et il commence alors à se faire connaître du grand public.
En 1993, lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, ville dont il était maire, Nicolas Sarkozy participe aux négociations avec un homme cagoulé armé d'un pistolet et d'une charge d'explosifs, « Human Bomb », qui tenait en otage 21 enfants dans une classe, et fut finalement abattu par le RAID.
En 1995, il soutient Édouard Balladur contre Jacques Chirac pour la campagne présidentielle. À la suite de la victoire de Jacques Chirac, il n'obtient aucun poste ministériel dans le nouveau gouvernement d'Alain Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est sifflé.
D'avril à octobre 1999, il devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-Démocratie Libérale aux élections européennes de 1999, et devient tête de liste conséquemment au départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages (contre 25,58 % pour l'union RPR-UDF, arrivée en première place, conduite par Dominique Baudis en 1994 et 16,4 % pour l'UMP en 2004), derrière celle de Charles Pasqua (13,1%). Il abandonne alors toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Pendant cette période, il
rejoint à nouveau le cabinet d'avocat dont il s'était mis en suspension et publie en 2001 un livre, Libre.
La XIIe législature est une ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et Neuilly sur Seine à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.
En 2004, il devient président de l’UMP et dès lors la route vers l’investiture pour être le représentant de l’UMP à la présidentielle, ce qui se fait le 14 janvier 2007.
Dimanche 6 mai, il est élu après une campagne difficile ou il aura été la cible de toutes les calomnie et les perfidies. A écouter ses adverses on avait l’impression qu’il était pire que Le Pen ! L’intox n’aura pas fonctionné.
Monsieur le Président, le peuple qui croit en vous attend beaucoup. Vous l’avez dit dimanche place de la concorde : « je ne vous déceverai pas »
L'accomplissement de ce parcours aura lieu mercredi prochain: bienvenue dans l'histoire de France monsieur le Président.
En tout cas, ce qu’il faut retirer de tout cela c’est qu’en politique, il y a des hauts et des bas, comme dans la vie de tout à chacun et que les parias d’hier peuvent être les élus d’aujourd’hui.
Une leçon a méditer pour les législatives et notamment dans le 15ème arrondissement où elles s’annoncent difficiles.
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