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16.05.2008

Réactions

Le 6 mai, j’écrivais une note sur le refus du Maire de Paris de faire un service d’accueil dans les écoles le jour de la grève des enseignants, le fameux service minimum. Je finissais mon article par une provocation sur les vacances des enseignants, un calcul assez simpliste mais juste par réaction épidermique aux discours de syndicalistes enseignants.

 

Pas de réaction à la suite de cette note mais hier, jour de mobilisation d’une partie du corps enseignant, j’ai vu arriver beaucoup de commentaires et certains assez virulents.

 

La provocation avait donc réussi avec retard.

 

1887039487.gifCeci dit je ne comprenais pas d’où venait tout ce trafic et c’est en recherchant les liens de connexion que je me suis aperçu que le site d’information Rue89.com m’avait repris avec une belle boulette, puisqu’il me citait en précisant que j’étais conseiller UMP du 15ème, ce que je ne suis plus depuis le 16 mars dernier.

 

D’ailleurs, malgré deux mails au site, toujours aucune rectification – la vérification des sources dans le milieu journalistique, ce n’est plus ce que c’était !

 

Mais revenons aux commentaires, qui pour certains auront eu le mérite de m’apprendre certaines choses comme le fait qu’un enseignant en France est payé sur 10 mois, les deux mois d’été étant sans soldes mais que le revenu annuel est lissé sur 12. C’est amusant, car je n’ai jamais entendu aucun syndicaliste, pas même Monsieur Aschieri, le champion toutes catégories de la langue de bois, parler de cela. 

 

Comme je l’indiquais dans ma note, je finissais par une provoc sur les vacances et franchement, je me fous que les enseignants aient 15, 16 où 18 semaines de vacances, ce qui compte c’est avant tout que nos enfants soient bien instruit et qu’ils maîtrisent correctement la lecture, l’écriture, l’expression et d’autres matières afin d’avoir l’ouverture d’esprit, l’envie de savoir et comprendre. Faisant encore, moi-même, pas mal de fautes d’orthographes, ce sujet est bien plus important que le nombre de semaines de vacances des profs !

 

Il y a de très bons profs, ceux là même qui vous donne envie d’aller plus loin, ceux qui vous marquent quasiment pour une vie et dont on se souvient toujours et que l’on cite en référence et il y en a d’autres, qui vous marquent mais dans l’autres sens, dont tout le monde dit qu’ils sont nuls mais qui continuent à enseigner parce que c’est ainsi, on ne doit rien dire, rien faire…..alors cela valait bien une petite provocation sur les vacances.

 

Je renvoie certains de mes contributeurs à leurs propres critiques sur la classe politique en disant que là aussi il faut se renseigner avant de dire n’importe quoi.

 

L’école sera toujours un sujet sensible et sera toujours pour moi un sujet vital car c’est l’avenir de nos enfants qui se joue avec ce corps enseignant qui a une très grande responsabilité entre les mains. De ce corps, peut dépendre la réussite où l’échec d’un enfant et d’une vie, car combien font aujourd’hui un travail qu’ils n’aiment pas parce qu’ils ont été en échec scolaire….peut être doit-on revoir la fameuse homogénéité des classes et penser à faire des classes par niveau (on est bien loin des vacances avec de tels sujets)

 

Après tout, dans d’autres secteurs vitaux tel que les hôpitaux, la continuité du service est assurée, alors pourquoi pas à l’école ?

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Commentaires

Mr Pinet,

Vous rectifiez avec justesse votre erreur concernant le mode de calcul des professeurs et c'est louable de votre part. Mais le mal est fait ! Ce mal qui consiste à évoquer des représentations faussées d'un métier dont les finalités sont cruciales pour l'avenir de nos enfants, réactivant des débats de bas étage sur les privilèges octroyés (pourquoi n'évoque-t-on jamais les privilèges honteux des députés ?!?) ou les vacances injustes et injustifiées des enseignants. Moi j'appelle cela de l'intolérance. Et c'est un euphémisme.

Soit ! Réduisons ces vacances (perso, deux mois en été, c'est trop pour moi... Mais quel irrespect de ma part de dire cela alors que tant d'autres n'ont que "5 semaines"!...) mais, dans ce cas, rémunérons davantage nos profs ! Est-ce normal qu'aujourd'hui on paie plus un footballeur qu'un professeur ? D'accord, ça n'a rien à voir. N'empêche : ceux qui crachent sur les seconds sont parfois ceux qui admirent les premiers...

Soit ! Sanctionnons les profs incompétents et récompensons les plus méritants mais faisons-en autant et de manière équitable pour tous les corps de métiers qui influent sur nos existences (les médecins, les éducateurs, les assistants sociaux, les représentants de l'Etat, les policiers, les banquiers, les juristes, les avocats, les patrons...).

Par votre discours, vous confortez la position des parents qui déconsidèrent l'Institution et transmettent cet irrespect à des enfants qui se permettent d'en faire librement usage à l'école, gonflant un peu plus le chiffre des actes d'incivilités (pourtant cheval de bataille de notre ministre... Cherchez le paradoxe et l'erreur.)

Cessons enfin de stigmatiser une profession qui peut s'inquiéter de voir la politique actuelle raisonnée en terme de chiffres et de résultats, délaissant l'humain pour l'économique, le social pour la rentabilité. C'est détestable, méprisant... et dangereux.

Cordialement,

Christophe Roche, professeur-documentaliste et fier de l'être.

Ecrit par : cristof90 | 16.05.2008

non justement, ça ne valait pas bien une petite provocation sur les vacances.

Mais c'est toujours ça d'envoyé, n'est-ce-pas ?
A l'aveugle ça retombe toujours quelque-part !

(re-edit)
Que voulez-vous...il est toujours plus simple de monter les uns contre les autres et vice-et-versa plutôt que de s'attaquer au problème dans la globalité.

Chacun trouvera bien chez le voisin de quoi être jaloux ou envieux ou ... en tout cas de penser que si tout va mal, c'est à cause des autres ... et qu'il faut leur supprimer leurs sois-disant avantages.

Service minimum dans les écoles ? Plutôt service Maximum OUI !
Avec des enseignants et des équipes pédagogiques, durant l'année et pas durant les grèves. Oui au service maximum pour l'éducation nationale OUI OUI OUI avec des moyens et des orientations claires qui durent plus qu'un ministre.

Service Maximum pour éviter les classes de 30 de la maternelle au collège.

Ne supprimons pas la réflexion pour lui préférer le court terme et le sensationnel (ou comme ici la provocation)

PiKleQ

Ecrit par : pikleq | 16.05.2008

A Christophe Roche,

Je le redis encore une fois c'était une provocation qui a eu d'ailleurs avec retard le but d'alimenter le débat - je tiens d'ailleurs à signaler ici qu'aucun commentaire n'a été censuré ni supprimé.

Vous parlé vous même des "privilèges" des élus et durant mon mandat de conseiller municipal entre 2001 et 2008, j'ai souvent été montré du doigt (pour rester poli) alors qu'un conseiller municipal ne touche aucune indemnitée, alors croyez bien que ce n'est pas moi qui vais m'amuser à cracher sur les autres.

Oui, j'assume cette provacation car j'aimerai entendre de la part des syndicats de profs et des profs qui manifestent autres choses que plus de moyen. Les moyens sont là, mais probablement comme trop souvent mal utilisé. Il existe un chiffre que j'ai déjà cité dans mes notes et qui lui n'est contestable; il y a à l'éducation nationale 880 000 profs et instits, cela fait pas mal et je ne comprends toujours pas pourquoi il y a 30 élèves et plus dans les classes.

J'ai une amie, prof de français, qui est resté plusieurs mois sans affectation et a été payé en restant chez elle, alors que je pense, et elle aussi, qu'elle aurait été plus utile dans un établissement.

En faisant un calcul simpliste, j'ai l'impression d'avoir insulté les profs, l'institution et que sais je encore - finalement, si je voulais autant de vacances il fallait que je sois prof.....

Non, ce n'est pas moi qui conforte les parents dans la désiconsidération de l'institution, c'est l'institution elle même au travers de CERTAINS de ces personnels (et donc pas de tous) qui se déconsidère. Ne me dites pas que l'institution se considère et considère les parents et les enfants lorsque l'on écoute Mr Aschieri ? Où alors je crois effectivement que le dialogue sera extrèmement difficile entre nous. Je sais reconnaitre mes erreurs et m'excusez auprès de ceux que j'ai pu blesser bien malheureusement (bien que franchement il n'y a pas de quoi fouet un chat !), mais je n'ai jamais entendu Mr Aschieri parler des deux mois sans soldes, du statut de 1950 qu'il faudrait faire évoluer, de tout les profs syndicalistes qui ne sont plus devant les élèves et qui manquent à l'enseignement de ces derniers, ni de la gestion des mutations, si jalousement gardée par certains syndicats, ni de l'enfant lui même et du fait que les instits et les profs qu'il va avoir durant sa vie scolaire vont conditionner sa vie future. J'aimerai aussi que l'on arrête les histoire sur le gouvernement qui veut vous noter, ne me dites pas que la façon dont vous êtes évalué est acceptable et n'est-il pas normal qu'un prof qui fait vraiment partager sa passion et son savoir à ses élèves soit récompenser par rapport à celui qui vient à l'école comme s'il allait cherché du pain......

Votre gestion de ressources humaines est archaique et ce n'est pas plus de moyen qui la fera évoluer, c'est avant tou un changement de mentalité.

C'est tout cela dont j'aimerai aussi parlé mais vous oublier que j'ai pas le droit de la dire car je suis un parent et que je n'y comprend rien et surtout je ne sais pas ! C'est pour cela que j'ai fait ma provocation avec les vacances.

Un père de 3 enfants qui se souci pour l'avenir de ceux ci au regard du système scolaire d'aujourd'hui et par rapport à mon expérience personnel

Bien cordialement

Ecrit par : Jean-Yves | 16.05.2008

Pikleq,

Pour avoir un vrai débat dans sa globalité et tout mettre sur la table, il ne faudrait pas que le sport favori des syndicalistes l'éducation nationale soit la chasse au ministre....Les meilleurs ministres de l'éducation sont ceux qui n'ont jamais rien fait (les derniers en dates d'après toutes les études c'est Lang et Bayrou !)

Alors oui cela vaut bien une petite provoc pour pouvoir réellement débattre après et je pense avoir prouver que je ne suis pas l'affreux mec de droite sectaire comme souvent on nous dépeind - vous voyez moi aussi j'ai eu mon lot de connerie sur le dos.

Au fait, allez vous ballader sur ce blog et vous verrez que ce n'est pas la première note ou je parle de l'école. Curieusement quand j'en parle gentiment en donnant juste une idée par ci par là, quasiment pas de commentaire, peu de visite mais sur cette note du 6 mai reprise par Rue89, en 4 heures, c'est plus de 350 connexions, juste parce que j'ai fait un calcul simpliste en forme de provoc ! J'aurai tellement aimé débattre avant et pas sur une provoc.....à méditer aussi si on veut faire avancer les choses dans ce pays

Ecrit par : Jean-Yves | 16.05.2008

L'avantage de ta ''Provoc'' est que nous avons pu connaitre le montant annuel du salaire de nos instits soit sur 12 mois un peu plus de 2000 euros net + les vacances...

Rappelons que la grande majorité de nos compatriotes gagne beaucoup moins que cela et n'a, elle, que 5 semaines de vacances....

Ecrit par : Olivier | 16.05.2008

C'est en effet agréable de lire votre propos modéré et corrigé, et aussi agréable de voir les profs réagir et se défendre.
Il y a quand même un paradoxe dans vos réponses. Lutter contre le gouvernement sans embêter les citoyens... mais ne sommes-nous pas dans un de ces systèmes gouvernés (officiellement) par le peuple ? Autrement dit, pour changer de politique, il faut influer sur le peuple, pas sur les hommes en place qui (officiellement) ne sont que les exécutants de la politique choisie par une majorité du peuple ? Donc, la grève se doit d'influencer les citoyens. Les hommes politiques n'ont pas vocation à être la cible des actions revendicatrices, puisqu'ils ne font que mettre en place. (de toute façon, comment gêner ces nababs qui ne sont pas sujets aux transports en communs, qui ont accès aux hôpitaux internationaux, dont - parfois très cyniquement - les enfants sont soit adultes et sortis du système scolaire, soit scolarisés dans le privé, ...)

Pour Olivier : oui, et la grande majorité de nos compatriotes n'a pas fait des études à bac +3 ou 4, n'a pas passé un concours plutôt très sélectif, ne ramène pas du travail à la maison tous les jours et les weekends et très souvent n'a aucune envie de se cogner une vingtaine de gamins. Combien de fois entend-on dans les supermarchés, les mercredi après-midi, des parents râlant après leurs enfants agités en disant que "quand même c'est bien mieux quand [ils sont] à l'école" ?

On parle ici des profs, mais une des mesures les plus invisibles et probablement celle qui aura le plus de conséquences à court terme est la suppression des surveillants et la baisse critique du nombre d'adultes non enseignants pour encadrer les enfants, dont les heures d'études sont de plus en plus difficile à encadrer alors même que ce sont des moments fondamentaux.

Ecrit par : thobald | 17.05.2008

Attention à ne pas tout mélanger: que je sache les enseignants ne sont pas rémunérés pendant la vacance des cours de juillet-août !En simplifiant disons que leur salaire sur 10 mois effectifs de travail est répartis sur 12 mensualités ...ça n'est pas pareil.
De plus si notre métier est si bien je rappelle que les concours sont ouverts à tous... Pas de jalousie , juste du courage et surtout de la passion !
A +

Ecrit par : barbier | 17.05.2008

@ Thobald

Voyez vous, je pense même qu'avec ma provoc ils (les profs) ont eu une tribune pour justement mieux se défendre par rapport à d'autres médias. Et moi j'y ai appris quelques corrections de mes fautes d'orthographes (sacrée méthode globale !).

Pour ce qui est des manifs, je continue de croire qu'une manif un dimanche avec une énorme mobilisation est bien plus problématique pour un gouvernement qu'une grève en semaine avec les embettements que l'on connait pour les citoyens.

En plus pas d'histoire de peiement ou de non paiement des jours de grève ou de garde d'enfants ni de prise de RTT car on n'a pas d'autres solutions.

Si vous vous en souvenez, la grande manifestation pour la défense de l'école privée en 1983 (si je ne me trompe pas d'année) avait réuni plus d'un million de manifestant un dimanche et fait reculer le gouvernement mauroy sur sa réforme (en une seule manifestation)

Mais cela serait un révolution que le monde syndical ne souhaite peut être pas

Ecrit par : Jean-Yves | 17.05.2008

La manifestation en faveur de l'école libre était le 24 juin 1984....et le ministre de l'éducation de l'époque s'appelait Savary

Un bon souvenir (la manif pas le ministre)!

Ecrit par : Olivier | 17.05.2008

désolé pour le "s" de réparti !!! Que l'ordinateur est traître !

Ecrit par : barbier | 17.05.2008

@ Barbier,

Ordinateur et méthode globale.....heureusement le débat et les échanges peuvent se faire mais avec quelques fautes de frappes et d'orthographes

Ecrit par : Jean-Yves | 17.05.2008

@ Jean-Yves

Il est forcément difficile de mobiliser le dimanche, et je reste très sceptique sur l'impact d'une telle manifestation.
Si les profs sont à cran en ce moment, c'est parce qu'au-delà des suppressions de postes (qui nécessiterait un accompagnement de réorganisation au minimum) ce qui sévit en ce moment ce sont les suppressions de sections. Or c'est comme ça qu'en 6ème ou en 5ème (où les effectifs remontent) les classes atteignent 28, 29, 30 élèves. Or depuis des années les inspecteurs sévissent contre les cours magistraux, ce qui est la seule façon de faire devant un public aussi large. Pour un prof de langue, par exemple, comment faire parler individuellement chaque élève en 55 minutes lorsqu'il y en 30 ? pour prof de sciences, comment organiser des expériences en sécurité avec autant de monde ?

En 2003, le cahier 13 de l'OCDE sur la "faisabilité économique de l'ajustement" avait prédit ce qui se passe en ce moment : " Par exemple, pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique.

Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement,il faut veiller A NE PAS DIMINUER LA QUANTITE DE SERVICE, QUITTE A CE QUE LA QUALITE BAISSE. ON PEUT RÉDUIRE, PAR EXEMPLE, LES CRÉDITS DE FONCTIONNEMENT AUX ÉCOLES OU AUX UNIVERSITÉS, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants.
LES FAMILLES RÉAGIRONT VIOLEMMENT À UN REFUS D'INSCRIPTION DE LEURS ENFANTS, MAIS NON À UNE BAISSE GRADUELLE DE LA QUALITÉ DE L'ENSEIGNEMENT et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité.
Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, DE TELLE SORTE QUE L'ON ÉVITE UN MÉCONTENTEMENT GÉNÉRAL DE LA POPULATION... ."


Et au final d'instituer presqu'en douceur un système privé...

Ecrit par : thobald | 17.05.2008

@ Thobald

Ne nous lançons pas dans l débat école publique / école privée, nous n'en finirions pas - d'ailleurs sans les écoles privées aujourd'hui, je ne sais pas comment on accueillerai tous les élèves.

Je suis en partie d'accord avec ce que vous dites mais il ne faut pas mélanger les moyens humains et les moyens de fonctionnements.

Le grand drame de l'éducation nationale c'est qu'elle est incapable de faire des prévisions - certaines classes d'ages sont en baisse alors que la baby boom des années 2000 va poser un réel problème - et pourtant les inspecteurs parlent de fermeture de classes.

Durant mon mandat j'ai bataillé ferme (aux cotés des enseignants et des parents) contre la fermeture absurde de classe parce que théoriquement il manquait 2 enfants, alors qu'une fois fermée cette classe nécessite 27 nouveaux élèves pour l'ouvrir - ce qui bien sur surcharge les autres classes.

Sur ce point c'est bien votre gestion interne qui est en cause (quand je dis vous c'est l'éducation nationale et son administration bien sur)

J'ai eu maille à partir avec un inspecteur d'académie et du jour ou je l'ai rencontré, j'ai compris en partie pourquoi notre système éducatif allait mal, rajouter à cela l'obscurnantisme et le jusqu'au boutisme des syndicats enseignants, la boucle est bouclée.

Oui on doit mettre des moyens pour une écoles de qualités mai cela ne doit pas être sans résultat et le résultat passe forcément par l'évaluation des profs mais pas avec un inspecteur qui vient une fois tout les 6 ans...il faut au moins un collège de 3 personnes et des visites annuelles et non prévues.

Ensuite, on doit décentraliser ces moyens, car c'est aussi un mal profond de l'éducation nationale la centralisation -

Sans connaitre aussi bien que vous le système interne de cette éducation nationale et bien sur le métier de prof, je l'ai suffisament approché pour avoir quelques éléments, contrairement à ce qui a été dit par certains de vos collègues contre moi, en colère je le comprend à la suite de ma provocation sur vos vacances.

Entièrement d'accord avec vous sur l'enseignement des langues. C'est impossible de s'occupper correctement de 30 élèves, mais plus encore avec le programme d'apprentissage des langues dans notre pays, nous sommes loin d'avoir le niveau de nos collègues européens. J'ai moi même plus appris l'anglais grace à mes voyages en pays de langues anglaises qu'en classe (et la aussi le prof est important - je garderai à jamais le souvenir de ma prof d'anglais de 1ère qui m'a donné le gout de cette langue alors que tous ceux que j'ai eu avant, c'était un calvaire...).

Allez révons un peu et imginons que le bon sens l'emporte sur l'idéologie et que tous ensemble nous imagionions ce qu'il y a de mieux pour nos enfants, car après tout c'est eux les premiers concernés par nos petites "batailles" et bras de fer d'adultes, non vous ne croyez pas !

Finalement, je ne regrette nullement ma provoc car pour une fois ce dialogue sur l'école s'enrichie alors qu'a chaque fois que je parlais du système éducatif dans d'autres notes et bien c'était pauvre en réaction...

Ecrit par : Jean-Yves | 17.05.2008

Loin de moi l'idée de lancer un débat école publique/école privée, il en faut pour tous les goûts, mais l'inquiétude du milieu éducatif public c'est justement la baisse de qualité, évidente pour nous au quotidien dans la baisse des attentes (au niveau du passage à la classe supérieure où tous les élèves passent faute de structures parallèles, comme au niveau des examens où la place du contrôle continu remet en cause une évaluation impartiale, anonyme et équitable) et à cause du sentiment que la réponse apportée par l'école n'est pas du tout adaptée au public actuel. Les moyens humains sont en cause (principalement la baisse des surveillants et la hausse des effectifs) au moins autant que les moyens structurels.
La démolition systématique de l'image des profs, d'où résulte une attitude de moins en moins canalisable des élèves et de leurs parents est aussi en cause.

C'est pour cela que j'avais écrit dans ma première réaction que l'école devait être sortie du domaine politique. Parce que les profs représentent un électorat important et mobilisé, majoritairement mais pas totalement à gauche, les changements de parti au pouvoir provoquent des mutations démesurées.

Je suis d'accord avec une évaluation régulière, avec une approche constructive. Or dans les faits, prendre 2 jours de formation revient à abandonner ses élèves, à recevoir les critiques de parents, à provoquer des problèmes de vie scolaire qui n'a plus les personnels suffisants pour encadrer les élèves. Il faut être absent 3 semaines ou 1 mois pour être remplacé, quand cela est possible. On passe toujours du tout au tout à l'Educ : il y a une dizaine d'années, il y avait un bassin de profs remplaçants dont on pouvait reprocher l'inactivité entre 2 remplacements, et maintenant il n'y a plus qu'1 ou 2 remplaçants par matière et par département, qui sont débordés. Au niveau des primaires, les remplaçants n'existent quasiment plus.

Et tandis qu'on baisse les postes ouverts au concours, on voit fleurir sur tous les sites des académies des annonces recherchant des enseignants vacataires (donc non qualifiés), et le ministère s'est fait voter le droit d'embaucher des intérimaires (toujours pas qualifiés). Les surveillants, dont l'âge et la perspective des études permettaient une prise de distance indispensable à l'encadrement des ados sont remplacés par des adultes (en contrat à temps partiel, à courte durée, et peu payés) qui sont sans cesse bousculés car mal formés à la difficulté de gérer des groupes d'élèves sans but pédagogique.

C'est cette baisse globale de qualité qui fait craindre un effondrement du système d'éducation publique et une fuite vers le privé. J'ai cité le Cahier 13 car il préconisait ouvertement cette solution pour ne plus payer l'école publique. Or c'est ce qui avait été fait en GB pendant la période Thatcher/Major, avec un brutal (et coûteux) retour en arrière depuis 5 ans. Puisqu'on se compare toujours avec les systèmes voisins, pourquoi ne sommes nous pas capables aussi d'en voir les aléas ?

Ecrit par : thobald | 17.05.2008

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