19.05.2009
Une raison de plus pour montrer qu’Hadopi et Madame Albanel se trompe de cible
L’actuel conflit entre la maison de disque EMI et l’un de ses artistes, le DJ New Yorkais Danger Mouse, montre bien que la loi défendue par Christine Albanel se trompe de cible et est un combat d’arrière garde de l’industrie du disque.
Cette industrie, incapable de se réformer, continue à vivre comme si elle pouvait imposer ses standards et sa loi, alors même que l’internet a changé la donne.
A l’époque du vinyl, elle faisait la pluie et le beau temps. Même la cassette vierge n’avait rien changé car il était long et fastidieux de copier un disque pour l’écouter sur son baladeur.
Puis le CD est arrivé et surtout le graveur de CD
Là ou il fallait une heure trente de copie pour la bonne cassette de 90 minutes, il ne faut plus que quelques minutes pour un CD du même temps, voire plus.
Là encore, les majors du disque, par un lobbying intense ont imposé leur loi avec une taxe absurde, à la limite de l’escroquerie sur les CD et DVD vierge en vente.
Ils n’ont pas compris que le marché est libre et que le net permet d’acheter en tout point de la planète. Le site « CD de folie » en est un très bel exemple
Combien de jeunes artistes, de nouveaux talents ont du mal à exister parce que les majors refusent de les soutenir, préférant le concept markéto-marketing de la star ac ? Un grand nombre.
Le net et le téléchargement sont pour eux les seuls moyens de se faire connaître.
Les majors vivent encore à l’âge d’or du vinyl et pense pouvoir continuer à dicter leur loi. L’époque a changé et s’ils n’y prennent garde, le réveil sera bientôt encore plus douloureux car cette loi absurde n’empêchera rien, bien au contraire.
La France se ridiculise et en ces temps ou beaucoup peuvent perdre leur travail, et nous ferions mieux de réfléchir à la mise en œuvre de garde fou pour les milieux financiers afin éviter qu’une telle crise se reproduise dans quelques années plutôt que de courir après des internautes qui téléchargent une musique ou un film mis gratuitement à disposition sur internet.

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Commentaires
Tu as clairement et parfaitement raison. Et tu as bien vu que le problème se sont les majors et leur capacité à peser sur la loi par leur lobbying. En ce sens, ce sont eux qui nuisent à la qualité de la production culturelle.
Il faudra donc en passer peut-être par les mêmes armes qu'eux, législatives. Puisqu'elles sont nuisibles, interdisons-les ! Supprimons par exemple le droit pour elle de faire de la pub, comme on a fait pour le tabac !
L'offre de licence globale était intéressante, ils ont craché dessus ? Très bien, allons plus loin: que la rétribution des artistes se fassent directement par leur fans et sur leur site.
Je parle de tout cela d'autant plus sereinement que: 1) je ne télécharge pas ; 2) j'achète mes CD à la FNAC ou sur Ebay. 3) Je n'hésite pas à donner spontanément aux gens qui font des choses bien sur internet comme Wikipédia.
Ecrit par : GM | 22.05.2009
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