05.07.2009

Comme avant

Rien ne change car il n’y a aucune volonté de changement de la part des dirigeants des grandes banques et des institutions financières.

 

Le PDG et le DG de la BNP viennent de faire valoir leur droit à un lot de stock option et ainsi réalisé une opération qui se solde par un gain bien supérieur au salaire médian français annuel.

 

Nous vivons la plus grave crise financière depuis 1929. Les états ont prêté de l’argent, c'est-à-dire que les contribuables de cette planète, ont prêté de l’argent aux imbéciles qui nous ont conduits dans ce marasme.

 

Et que font-ils aujourd’hui : ils recommencent comme si rien ne s’était passé.

 

Que ce soit aux Etats unis où en France, les financiers n’ont jamais modifier leur comportement d’un pouce.

 

Mais c’est avec ce genre d’autisme que se fabrique les révolutions

L'article du Parisien sur le sujet

Les bonus et stock-options reviennent sur le devant de la scène bancaire ! Y compris chez BNP Paribas, à qui l’Etat a prêté au total 5,1 milliards d’euros ces derniers mois. Les deux principaux dirigeants de cette banque ont réalisé le 10 juin une étonnante opération financière. En une journée, le président du conseil d’administration Michel Pébereau et le directeur général Baudoin Prot ont touché respectivement une plus-value de 275 100 € et de 176 850 € (hors impôts et prélèvements sociaux).


Leur technique ? Ils ont déclenché pour plus de 2 millions d’euros chacun de stock-options, ces droits d’acheter à un prix convenu à l’avance des actions et de les revendre immédiatement au cours du marché, tout en empochant la différence de prix. Ainsi, le 10 juin, Baudouin Prot a acquis 45 000 actions au prix unitaire de 44,77 €. Il les a revendues dans la foulée à 48,70 €. Même scénario pour Michel Pébereau, mais cette fois-ci l’opération portait sur 70 000 actions. Surprenant mais tout à fait légal. Si, lorsque la BNP a été aidée par l’Etat, les dirigeants s’étaient engagés à ne pas s’octroyer de nouveaux plans de stock-options, ils n’avaient rien promis pour leurs réserves de stock-options non utilisées les années précédentes.

« On recommence comme avant la crise »

Ainsi, celles déclenchés en juin « datent d’une dizaine d’années. Michel Pébereau et Baudoin Prot devaient les utiliser au plus tard cette année, sinon elles n’étaient plus valables. Et leurs gains sont soumis à un taux d’imposition qui avoisine les 50 % », explique une porte-parole de la banque. En janvier, Nicolas Sarkozy avait réclamé aux dirigeants des banques aidées par l’Etat d’abandonner leur rémunération variable pour l’exercice 2008. Les dirigeants de la BNP avaient rapidement et publiquement annoncé le renoncement à leurs « bonus ». Michel Pébereau touchant uniquement son fixe de 700 000 € et Baudouin Prot bénéficiant de son salaire de 945 833 €. Pourtant, le 5 mai 2009, en conseil d’administration, les dirigeants se sont réservé la possibilité d’y avoir bientôt de nouveau recours. « La rémunération variable qui sera versée en 2010 au titre de 2009 (…) ne pourra excéder 80 % du salaire fixe pour M. Michel Pébereau et 120 % du salaire fixe pour MM. Baudouin Prot, Jean-Laurent Bonnafé et Georges Chodron de Courcel », signale un compte rendu de cette réunion au sommet. Et, « pour tenir compte de la portée exceptionnelle de l’acquisition de Fortis (NDLR : une grande banque belge) », le conseil d’administration « pourrait attribuer(…) une rétribution additionnelle » aux dirigeants. Et ce, sans que l’ensemble « puisse excéder 150 % de leur salaire fixe ».
« Ce dernier point a révolté les salariés, tempête Marc-Cohen Solal de la CGT-Cadres de BNP Paribas. On recommence comme avant la crise et nous allons aboutir au même résultat ! » Hors sujet, explique de son côté une porte-parole de la banque : « Ce texte ne présage en rien de ce que vont faire les dirigeants. La banque est bénéficiaire. Mais ils pourront toujours, s’ils le souhaitent, renoncer à leur rémunération variable. Au contraire, c’est la première fois que les rémunérations variables sont plafonnées. »
 

 

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